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Sondage du samedi 25 Novembre 2023

Prenez vous un arrêt de travail en cas de maladie ?

 

Le sondage du 25 novembre dernier portait sur la question ô combien délicate des arrêts de travail chez les assistantes maternelles.
Le constat est terrible vous êtes très peu à prendre un arrêt de travail si votre santé le nécessite sauf situations particulières (extrêmes urgences médicales ou opérations ne pouvant être décalées).
Les raisons qui vous amènent à continuer de travailler sont les suivantes et ce sont vos propos, relevés dans les commentaires :

RAISONS CONCERNANT L’EMPLOYEUR
– “les parents préfèrent, je ne veux pas les mettre dans l’embarras.”
– “les réflexions de certains employeurs sont blessantes, je préfère travailler plutôt que d’être stressée pendant mon arrêt”.
– “je préfère mettre ma santé de côté plutôt que de m’arrêter par peur qu’on me retire un enfant.”
– “je porte un masque et je serre les dents.”
– “mes employeurs ont trop besoin de moi, je n’ai pas le droit d’être malade.”
– “je préfère repousser mon opération pour ne pas pénaliser les parents.”
– “je prends du sans solde pour quelques jours.”
– “pour arranger les parents, j’ai programmé mon opération pendant mes congés.”
– “mon employeur a trop besoin de moi, il n’a pas de famille pour l’aider donc même malade je travaille.”
– “j’ai été arrêtée une fois pour 3 semaines, on m’a licencié pour deux contrats”.

RAISONS ADMINISTRATIVES/CPAM/IRCEM                                                                                               – “le dossier d’arrêt est trop compliqué à gérer”
– “quand j’ai vu la lourdeur des formalités administratives, les temps d’indemnisation, la perte de salaire, j’ai renoncé à m’arrêter.
– “je suis parent isolé donc si je m’arrête je perds trop de salaire.”
– “mes employeurs ne savent pas remplir les documents.”
– “3 jours de carence CPAM, 8 avec l’IRCEM, pas d’arrêt c’est vite vu.”
– “la CPAM nous demande les 3 derniers bulletins de salaire parfois les 12 derniers, c’est trop fastidieux”.
– “le métier n’est pas reconnu il y a trop de formalités”
– “s’arrêter n’est valable que pour les arrêts longs, pour quelques jours la perte de salaire est trop importante.”
– “j’appréhende les démarches CPAM et IRCEM.”
Les professionnelles qui s’arrêtent quand elles sont malades mettent en avant le souci de leur santé avant tout et surtout qu’elles ont droit à un arrêt comme n’importe quel salarié.
Elles mettent en avant que sans une bonne santé il est difficile d’être totalement opérationnelles pour les enfants accueillis et que la sécurité peut être diminuée si elles sont moins en forme sur le temps de travail.
Elles notent que les employeurs comprennent et quand bien même ils ne comprennent pas c’est leur santé avant les remarques de l’employeur.
Pour autant elles disent aussi que c’est un parcours du combattant avec la CPAM. En règle générale, L’IRCEM est rapide si la CPAM a été efficace dans le traitement du dossier. Pour une meilleure gestion du dossier elles regroupent les documents de tous les employeurs dans un même envoi afin d’éviter la perte des documents.
Certaines se sont fait un réseau de professionnelles et se dépannent quand il y a besoin pour remplacer une collègue malade.

Véronique BOUCHER